Ne vous trompez pas. La plupart des syndics de copropriété
sont honnêtes et sérieux. Pourtant quelques professionnels
défraient la chronique. Voici quelques conseils pour éviter
les problèmes.
Proximité et disponibilité
Ce sont souvent les maîtres mots en la matière. Certains
syndics s'estiment compétents sur toute une région.
Pourtant, plus le cabinet est proche et mieux il peut intervenir en
cas de problème urgent et subit (fuite d'eau, chute d'un volet.).
De même, choisissez un syndic au parc limité. S'il gère
déjà une copropriété de quatre bâtiments
de dix étages, il ne pourra pas gérer une deuxième
grande copropriété. Il risque aussi d'avoir peu à
faire d'un petit immeuble. Dans ce dernier cas, il fera aussi probablement
appel aux mêmes entreprises que pour le grand ensemble, et les
contrats risquent d'être inadaptés.
L'enquête
Avant de vous engager, n'hésitez pas à enquêter.
Vérifiez la santé financière du cabinet. Interrogez
la préfecture pour savoir si votre syndic est défavorablement
connu. Pour l'identifier, relevez le numéro de sa carte professionnelle.
Il doit se trouver sur tous ses documents commerciaux. Pensez aussi
à interroger les copropriétaires des autres copropriétés
qu'il gère.
Ne vous fiez pas aux apparences
Faites attention aux mentions faussement rassurantes qui peuvent apparaître
sur les contrats. L'appartenance à une fédération
ou la signature d'une charte des syndics n'est pas un gage de qualité
absolue, loin s'en faut. Cela cache peut-être même un
contrat au rapport qualité/prix médiocre. N'hésitez
donc pas à comparer les prix et les services avec d'autres
syndics.
Un agent administratif
Le syndic doit aussi régler les tâches administratives
de la copropriété. Il convoque l'assemblée générale,
établit les comptes, fait appliquer les arrêtés
municipaux (lutte anti-termites, anti-amiante.). Il modifie la liste
des copropriétaires et la répartition des lots, en cas
de vente par exemple, et tient informés les pouvoirs publics
concernés (impôts, mairie.).